C'était plutôt pépère. On a surtout beaucoup marché, en hurlant "Macron démission" et autres joyeusetés.
Après, il y a eu un rassemblement et un blocage devant l'entrée d'Euralille ou les gilets jaunes et les honnêtes citoyens,"qui travaillent", qui "payent leurs impôts" et "qui n'ont pas que ça à foutre", les consommateurs Lambda quoi, se sont un petit peu, pas compris.
Seule l'entrée principale était bloquée (avec l'aimable compréhension des quelques policiers en faction devant l'entrée).
Les images les plus choquantes de la journée, pour moi, ont étaient la colère de certain consommateurs, mais surtout des consommatrices, furieux et furieuses, de ne pas pouvoir faire chauffer non-stop la carte bleu.
La gente féminine pète t-elle les plombs ?
Oui, à en croire la motivation et les discours des gilets jaunes de sexe féminin, qui à elles seules semblent représenter pour Macron et les institutions, un véritable groupe de pression radicalisé. Je ne comprends pas comment les médias ont pu faire l'impasse là dessus.
Bref à l'issu de cette journée, les RG ont ma photo (pas forcément mon meilleurs profil) et j'ai mal aux pieds. Est-ce que je suis content de l'avoir fait ? Et ce que j'en suis fier ?
Je n'en sais rien, à l'origine réclamer de l'essence pour vivre, c'est pas vraiment ce qui ma fédéré.
Le consensus est surtout sur un départ précipité du président, certains veulent le voir partir dignement, d'autres sont plus ruraux dans leurs diverses approches, les femmes semblent, elles particulièrement focalisées pas le sort réservé à ses testicules.
Un départ précipité du président actuel, oui, ça c'est assez pour me mobiliser, et tant pis pour le look pourri et les amalgames inévitables, j'ai mis le truc fluo.Moi aussi je veux le voir dégager et je laisserai volontiers les femmes s'occuper de sa destitution, ça ferai réfléchir les autres.
Il a quand même eu un sacré flair le G.Colomb d'avoir si rapidement sauté du train, peut-être avait-il vu tous les voyants passer au rouge un poil avant tout le monde, c'est vrai que ministre de l'intérieur ça sait des trucs...
Maintenant.
Deux cas de figures:
1-Le mouvement prend encore en ampleur (je crois que ça ne parait pas délirant aujourd'hui). Et on va vers un "je ne sais pas trop où", sans trop d'illusions d'une 6ème république salvatrice pour moi. Le fric réclamé, ça fait un bon moment qu'il est caché dans les paradis fiscaux, il ne va pas revenir tout seul se faire dilapider ici. Mais je me dis que si, ce qui constitue les gilets-jaunes, s'emparent des dossiers, c'est sans filtre que les données seront lu.
Ça, ça ne peut pas faire de mal.
Comment les citoyens vont aborder la suite de l’anthropocène m'intéresse beaucoup. Plus que la version des lobbies et des banques en tout cas. Donc oui, je suis assez pour qu'on récupère la boutique.
Cela dit, c'est clair que si ça se produit et une fois passé l'effet Wahoooo (qui sera de courte durée), ça risque rapidement de se crisper. 1789 n'étant que le départ de longues années assez sanglantes et fratricides, je ne me fais pas trop d'illusion sur le suite... Du moins ça devrait ralentir un peu la consommation et inciter les gens à trouver rapidement des solutions locales, les plus viables à mon sens.
Ça va être chaud, mais on gagne peut-être un peu de temps. À défaut de mieux, on gagne le droit de continuer à rêver d'un monde moins con.
2-Le mouvement s'essouffle, ou est étouffé. Et bien on sera dans un monde bien étrange, où on aura accepté bien des choses, pour une vie bien creuse à soutenir des idéaux imposés en plastique jetable (dans l'environnement bien entendu).
A court terme, il n'en restera pas grand chose non plus.
La colère n'aura pas disparue, sauf à être traquée puis éliminée.
Les jolis tapis glissants continueront tranquillement d'amener les plus dociles à la tonte, au son de la publicité. En fin de cycle, on élimine les moins productifs de la chaîne.
Rapidement la terre meurt.
Et un peu prêt tout ce qui se trouve dessus par l'immobilité du plus grand nombre.
La sixième extinction de masse, telle qu'elle nous est annoncée aujourd'hui ne sera juste qu'une course à la montre pour connaître le dernier à pouvoir encore utiliser sa CB.
Heureusement qu'il n'y aura plus de livres d'histoire à écrire, tellement la fin annoncée est absurde de sens: On a tout eu, on a tout cramé. Les fusées pour Mars n'étaient pas prêtes, sauf pour un petit millier de connards qui ont préférés aller crever des radiations dans l'espace où personne ne les entendra crier.
Un mot sur la COP24 ? 20 dirigeants présents pour les 200 attendus. Un signal fort comme on dit.
Mettez votre gilets les gars, (et les filles surtout ) on se fait plus de potes dans une manif que dans le supermarché du coin, surtout si c'est un Drive. C'est la revanche du Frelon Européen sur le made in China, le Frelon asiatique quoi...
En résumé
lundi 3 décembre 2018
jeudi 29 novembre 2018
Ce que nous savons aujourd'hui.
Pour commencer, je me présente,
Je ne représente personne et je ne demande rien à personne si ce n'est le temps de cette lecture.
Je suis porteur d'une liste de faits facilement vérifiables auprès de sources multiples.
Voilà qui je suis: un ensemble de données nous concernant tous.
Libre à vous ensuite de vous positionner sur ces faits.
Nous sommes le 29/11/2018
Au moment où j'écris ces lignes le niveau de CO2 est de :
Ceci a pour conséquence directe de modifier la température de l'atmosphère sous l'action de l'effet de serre.
- Tous les organismes vivants sont sensibles aux changements environnementaux.
- Nous sommes des organismes vivants.
Aujourd'hui, il est admit que l'espèce humaine, par son activité, rejette dans l'atmosphère du CO2.
Pourquoi aujourd'hui est-ce préoccupant ?
Pour bien comprendre, il faut avoir la courbe démographique de l'espèce humaine en tête.
Pendant de nombreuses années, la population mondiale n'a jamais excédée 400 millions d'habitants.
Puis, soudain la courbe s'emballe: la démographie explose.
Que s'est-il passé ? Pourquoi ce changement soudain ?
Regardons cette autre courbe qui nous montre historiquement la découverte et l'usage des énergies fossiles:
La croissance démographique mondiale est directement liée à la découverte et l'usage des énergies fossiles.
Il est parfois difficile de comprendre à quel point nos modes de vie, reposent aujourd'hui sur ces énergies. Un individu ayant un mode de vie proche de l'autosuffisance (avant 1800), va dépenser quotidiennement une quantité X d'énergie pour assumer uniquement ses besoins vitaux au quotidien. Le carburant nécessaire à cette démarche est presque uniquement fourni par l'absorption d'aliments et d'eau.
Toujours dans le cadre d'un mode de vie auto-suffisant, il fera appel à de l'énergie autre qu'alimentaire en brûlant des composés carbonés. Bois, Excréments séchés, gaz issus d'une fermentation de produits biologiques, etc... (chauffage, cuisine, activité professionnelle...)
Ce mode de vie est celui de presque toute la population mondiale avant la découverte des énergies fossiles.
Ce que change la découverte des énergies fossiles et leurs usages:
- Tout.
Tout simplement parce que l'homme peut "déléguer" à cette nouvelle énergie des efforts qu'il n'aura plus à fournir. En mécanisant ses besoins, l'humanité accède à un potentiel de puissance qui multiplie sa capacité individuelle. De X quantité d'énergie nécessaire, il découvre le X*2, X*5, X*10...
Un Européen moyen utilise aujourd'hui X*200 (mais des fois bien plus...) d'énergie au quotidien, que son homologue en 1800. Il gagne en conforts, en mobilités, en technologies (le pluriel est ici important).
Autrement dit, un individu moyen en Europe, fait travailler 200 "esclaves énergétiques" quotidiennement.
Imaginez qu'au lieu de rouler grâce à un carburant, vous vouliez déplacer votre véhicule à 80 km/h sans essence. Combien d'hommes seront nécessaires pour déplacer la masse de votre véhicule pour atteindre la vitesse voulue ?
Il en est de même pour toutes nos habitudes du quotidien.
Bref nous ne voyons pas toujours directement l'usage d'énergies fossiles dans notre quotidien, mais elle est omniprésente. Nous n'allons plus au puits pour chercher de l'eau, une machinerie hydraulique nous l'amène en utilisant un pompage mécanique consommant de l'énergie.
Et tout à été généralisé comme ça.
L'agriculture, l'accès à l'eau potable, les déplacements, l'activités humaine, les fondements du modèle économique libéral, basés sur les libertés individuelles.
Cette énergie carbone hélas, pollue. Elle émet des déchets.
Ces déchets sont assimilables par l'environnement.
Mais pas dans l'échelle de temps que nous aurions souhaitée mesurée en temps d'une vie.
Ainsi l'espèce humaine est la seule à produire des déchets toxiques non assimilables par l'environnement en un an. LA SEULE.
En 1972, le Club de Rome tire la sonnette d'alarme et rend public un rapport.
Ce rapport peut être résumé en un graphique:
En 2012 les données sont réactualisées en tenant compte des facteurs inconnus à l'époque.
Les conclusions restent inchangées.
Aujourd'hui nos ambitions énergétiques se heurtent à un problème de physique.
Notre capacité à extraire, traiter et acheminer ses énergies fossiles arrivent bientôt au stade ou pour obtenir une unité énergétique fossile, nous devrons utiliser... ...une unité d'énergie fossile.
Les ressources sont encore là, contrairement à l'idée reçue, elles deviennent simplement extrêmement difficile à obtenir. Et les conditions d'extraction nous obligent déjà à de dangereux "compromis" avec l'environnement.
Cela ne signifie en rien qu'il n'y a plus de pétrole, mais que ce produit de consommation dit, d'usage courant, va prochainement devenir un produit, "de Luxe" (2030).
Mécaniquement son usage en sera restreint.
La tendance actuelle est toujours à un besoin croissant en énergie fossile supérieur à nos stocks et notre capacité d'extraction.
Pour en revenir aux conclusions du Club de Rome, il dégage bien une tendance générale, mais n'intègre pas toutes les données. Il s'agit donc d'une projection basée sur l'ensemble des données connues de l'homme et ne tient donc pas compte de ce que nous n'avons pas encore découvert.
Ce modèle n'intègre pas de façon objective par exemple, l'impact du méthane sur le réchauffement climatique, celui-ci étant par un raccourci intellectuel assimilé au CO2 dans les calculs.
Hors, actuellement dans l'hémisphère Nord, le méthane contenu naturellement dans les sols gelés (appelés pergélisol), se libère. Le méthane est également un gaz à effet de serre.
On parle ici de 22 790 000 km² de superficie au total qui sont concernées par le phénomène.
Le méthane est un gaz à effet de serre, mais 21 fois plus puissant que le CO2, même si sa neutralisation naturelle est beaucoup plus courte.
La prise en compte assez approximative de ce phénomène, peut entraîner des variations défavorables dans les modèles climatiques actuels et engendrer quelques surprises inattendues et non prévues.
Comme le réveil de bactéries anciennes qui peuvent à leur tour modifier l'écosystème par émergence.
Ce phénomène a d'ailleurs été observé récemment.
Cette donnée peut donc modifier les prévisions concernant les modèles climatiques et la dégradation des biotopes. Il y en a d'autres. Comme le rôle du Phytoplancton, l'impact du dérèglement climat sur le Gulf Stream, les changements éventuels provenant de la répartition du rapport des masses des océans sur l'écorce terrestre, dans beaucoup de domaine nous naviguons encore à l'aveugle et dans le déni total.
La première COP a été organisée en 1979, pour répondre aux inquiétudes des états signataires face aux conclusions du rapport de Rome. Ce rapport a donc été pris aux sérieux initialement. Il est à l'origine de la création du GIEC.
Depuis sa création se groupement a proposé plusieurs scénarios en les réactualisant. La tendance qui s'en dégage laisse à penser que notre réalité est proche des scénarios les plus pessimistes
Actuellement on observe les changements suivant sont observables:
- L'impact du changement climatique modifie déjà l'activité humaine mondiale (migration, famine, guerres).
- Disparition des glaciers et fonte des glaces aux pôles est amorcé.
- La montée progressive des eaux est amorcée.
- Le dégel du pergélisol est amorcé.
- Les épisodes climatiques particuliers sur l'ensemble du globe sont observables, si certains refusent encore de parler d'intensités exceptionnelles des événements, les fréquences elles sont bien en hausse.
- Le terre à perdu 50% de ses forêts primaires naturelles, détruisant la biodiversité mondiale en même temps à hauteur de 40%.
- La dynamique actuelle, reste à la déforestation massive.
- L'intégralité du biotope est pollué. Sol, Eau, Air.
- Les polluants accumulés sont toxiques pour l'homme, et l'ensemble du vivant.
- L'espace habitable se réduit, la population continue de croître.
- l'accès au ressources est de plus en plus complexe et Écocide.
- Il n'y a pas de planète B.
- L'usage des ressources dépasse actuellement ce qu'une planète B pourrait nous offrir pour couvrir nos besoins quotidiens en plus de notre planète A.
Voilà pour les données brutes.
Maintenant comment interpréter cela ?
Chacun choisira de regarder ces données en son âme et conscience.
Chacun choisira d'agir ou non.
Encore une fois, toutes ces informations sont admises par la communauté scientifique.
Elle ne sont pas partisane, ni même issue de la mouvance politique "Écologiste" apparue en 1979 (avant cette date l'écologie était une science et un ensemble de lois naturelles liant le vivant à son biotope, à défaut d'être aujourd'hui devenue une sorte d'idéologie économique).
Mon opinion personnelle:
L'écologie doit redevenir une science, l'idée d'en faire une politique est absurde c'est comme vouloir transformer la physique ou les mathématiques en idéologie .
Les écologistes (la communauté scientifique) a publié une lettre en 2017 (libre à vous de trouver d'autres sources). Il serait judicieux et sage que chacun d'entre nous comprenne que son contenu dépasse les clivages politiques ou idéologiques qui nous font perdre le peu de temps qu'il nous reste pour réagir.
Vous ne pourrez pas compter sur les autres (dirigeants et systèmes) si vous n'êtes pas vous même capable de mener une réflexion personnelle.
Il y a trois façon d'appréhender les changements qui s'annoncent.
1- Poursuivre notre course individualiste dans une économie mondiale dérégulée.
En espérant l'émergence et la mise en place rapide d'un progrès technique permettant un contrôle global de l’Écosystème Terre. Ce progrès devra être mis en place avant 2030 afin d'être opérationnel avant de perdre définitivement le contrôle du dérèglement climatique. Actuellement aucune solution proposée n'est viable et applicable dans un délai aussi court, dans certains cas les solutions proposées peuvent se révéler pire que le mal qu'il est sensé combattre (Géo-ingénierie), les alternatives vertes posent autant de problèmes pour l'environnement que les énergies fossiles.
2- Un replis des états sur eux-mêmes, et la multiplication conjuguée des nationalismes et des fondamentalismes religieux rendant impossible une solution commune donc mondiale.
3- Un changement de modèle économique ou l'altruisme remplacera l'individualisme.
Revenir à une consommation énergétique raisonnée (on en est très loin), renoncer massivement avant 2030 à nos modes de vie actuels (intellectuellement trop difficile à accepter pour le plus grand nombre puisqu'il nécessite d'abandonner ses acquis).
Planter le plus d'arbres possible, produire de façon autonome son énergie (alimentation et chauffage) afin d'équilibrer sa production de CO2 et sa consommation de carbone pour revenir à 1X besoin en énergie par individus à moyen terme et s'organiser en petites communautés indépendantes auto-suffisantes, dont les modes de fonctionnement, impacteront faiblement sur les communautés voisines. Le tout en croisant les doigts pour que tout cela fonctionne malgré la situation écologique actuelle.
Notre monde est fou et gravement malade.
En cette période de grogne sociale et d'envie d'un profond changement qui s'exprime de façon protéiforme, je vous souhaite à tous, de fonder les nouvelles bases d'un mieux vivre ensemble.
En 2030 ans, il sera trop tard, pour rectifier les trajectoires du déclin annoncé.
Les décisions à l'étude au niveau international sont pour le moment totalement irréalisables.
Le "succès" de la COP21 à Paris, est aujourd'hui totalement remis en cause pour la COP24, aucune des mesures majeures annoncées alors, n'ont été suivies. accélérant l'échéance, réduisant le temps d'action qu'il nous reste. C'est à CETTE génération qu'incombera le destin du monde, la prochaine qui est déjà là ne pourra que subir les conséquences désastreuses de l'inaction.
À bon entendeur: vous avez lu, vous savez.
Je ne représente personne et je ne demande rien à personne si ce n'est le temps de cette lecture.
Je suis porteur d'une liste de faits facilement vérifiables auprès de sources multiples.
Voilà qui je suis: un ensemble de données nous concernant tous.
Libre à vous ensuite de vous positionner sur ces faits.
Nous sommes le 29/11/2018
Au moment où j'écris ces lignes le niveau de CO2 est de :
Ceci a pour conséquence directe de modifier la température de l'atmosphère sous l'action de l'effet de serre.
- Tous les organismes vivants sont sensibles aux changements environnementaux.
- Nous sommes des organismes vivants.
Aujourd'hui, il est admit que l'espèce humaine, par son activité, rejette dans l'atmosphère du CO2.
Pourquoi aujourd'hui est-ce préoccupant ?
Pour bien comprendre, il faut avoir la courbe démographique de l'espèce humaine en tête.
Pendant de nombreuses années, la population mondiale n'a jamais excédée 400 millions d'habitants.
Puis, soudain la courbe s'emballe: la démographie explose.
Que s'est-il passé ? Pourquoi ce changement soudain ?
Regardons cette autre courbe qui nous montre historiquement la découverte et l'usage des énergies fossiles:
La croissance démographique mondiale est directement liée à la découverte et l'usage des énergies fossiles.
Il est parfois difficile de comprendre à quel point nos modes de vie, reposent aujourd'hui sur ces énergies. Un individu ayant un mode de vie proche de l'autosuffisance (avant 1800), va dépenser quotidiennement une quantité X d'énergie pour assumer uniquement ses besoins vitaux au quotidien. Le carburant nécessaire à cette démarche est presque uniquement fourni par l'absorption d'aliments et d'eau.
Toujours dans le cadre d'un mode de vie auto-suffisant, il fera appel à de l'énergie autre qu'alimentaire en brûlant des composés carbonés. Bois, Excréments séchés, gaz issus d'une fermentation de produits biologiques, etc... (chauffage, cuisine, activité professionnelle...)
Ce mode de vie est celui de presque toute la population mondiale avant la découverte des énergies fossiles.
Ce que change la découverte des énergies fossiles et leurs usages:
- Tout.
Tout simplement parce que l'homme peut "déléguer" à cette nouvelle énergie des efforts qu'il n'aura plus à fournir. En mécanisant ses besoins, l'humanité accède à un potentiel de puissance qui multiplie sa capacité individuelle. De X quantité d'énergie nécessaire, il découvre le X*2, X*5, X*10...
Un Européen moyen utilise aujourd'hui X*200 (mais des fois bien plus...) d'énergie au quotidien, que son homologue en 1800. Il gagne en conforts, en mobilités, en technologies (le pluriel est ici important).
Autrement dit, un individu moyen en Europe, fait travailler 200 "esclaves énergétiques" quotidiennement.
Imaginez qu'au lieu de rouler grâce à un carburant, vous vouliez déplacer votre véhicule à 80 km/h sans essence. Combien d'hommes seront nécessaires pour déplacer la masse de votre véhicule pour atteindre la vitesse voulue ?
Il en est de même pour toutes nos habitudes du quotidien.
Bref nous ne voyons pas toujours directement l'usage d'énergies fossiles dans notre quotidien, mais elle est omniprésente. Nous n'allons plus au puits pour chercher de l'eau, une machinerie hydraulique nous l'amène en utilisant un pompage mécanique consommant de l'énergie.
Et tout à été généralisé comme ça.
L'agriculture, l'accès à l'eau potable, les déplacements, l'activités humaine, les fondements du modèle économique libéral, basés sur les libertés individuelles.
Cette énergie carbone hélas, pollue. Elle émet des déchets.
Ces déchets sont assimilables par l'environnement.
Mais pas dans l'échelle de temps que nous aurions souhaitée mesurée en temps d'une vie.
Ainsi l'espèce humaine est la seule à produire des déchets toxiques non assimilables par l'environnement en un an. LA SEULE.
En 1972, le Club de Rome tire la sonnette d'alarme et rend public un rapport.
Ce rapport peut être résumé en un graphique:
En 2012 les données sont réactualisées en tenant compte des facteurs inconnus à l'époque.
Les conclusions restent inchangées.
Aujourd'hui nos ambitions énergétiques se heurtent à un problème de physique.
Notre capacité à extraire, traiter et acheminer ses énergies fossiles arrivent bientôt au stade ou pour obtenir une unité énergétique fossile, nous devrons utiliser... ...une unité d'énergie fossile.
Les ressources sont encore là, contrairement à l'idée reçue, elles deviennent simplement extrêmement difficile à obtenir. Et les conditions d'extraction nous obligent déjà à de dangereux "compromis" avec l'environnement.
Cela ne signifie en rien qu'il n'y a plus de pétrole, mais que ce produit de consommation dit, d'usage courant, va prochainement devenir un produit, "de Luxe" (2030).
Mécaniquement son usage en sera restreint.
La tendance actuelle est toujours à un besoin croissant en énergie fossile supérieur à nos stocks et notre capacité d'extraction.
Pour en revenir aux conclusions du Club de Rome, il dégage bien une tendance générale, mais n'intègre pas toutes les données. Il s'agit donc d'une projection basée sur l'ensemble des données connues de l'homme et ne tient donc pas compte de ce que nous n'avons pas encore découvert.
Ce modèle n'intègre pas de façon objective par exemple, l'impact du méthane sur le réchauffement climatique, celui-ci étant par un raccourci intellectuel assimilé au CO2 dans les calculs.
Hors, actuellement dans l'hémisphère Nord, le méthane contenu naturellement dans les sols gelés (appelés pergélisol), se libère. Le méthane est également un gaz à effet de serre.
On parle ici de 22 790 000 km² de superficie au total qui sont concernées par le phénomène.
Le méthane est un gaz à effet de serre, mais 21 fois plus puissant que le CO2, même si sa neutralisation naturelle est beaucoup plus courte.
La prise en compte assez approximative de ce phénomène, peut entraîner des variations défavorables dans les modèles climatiques actuels et engendrer quelques surprises inattendues et non prévues.
Comme le réveil de bactéries anciennes qui peuvent à leur tour modifier l'écosystème par émergence.
Ce phénomène a d'ailleurs été observé récemment.
Cette donnée peut donc modifier les prévisions concernant les modèles climatiques et la dégradation des biotopes. Il y en a d'autres. Comme le rôle du Phytoplancton, l'impact du dérèglement climat sur le Gulf Stream, les changements éventuels provenant de la répartition du rapport des masses des océans sur l'écorce terrestre, dans beaucoup de domaine nous naviguons encore à l'aveugle et dans le déni total.
La première COP a été organisée en 1979, pour répondre aux inquiétudes des états signataires face aux conclusions du rapport de Rome. Ce rapport a donc été pris aux sérieux initialement. Il est à l'origine de la création du GIEC.
Depuis sa création se groupement a proposé plusieurs scénarios en les réactualisant. La tendance qui s'en dégage laisse à penser que notre réalité est proche des scénarios les plus pessimistes
Actuellement on observe les changements suivant sont observables:
- L'impact du changement climatique modifie déjà l'activité humaine mondiale (migration, famine, guerres).
- Disparition des glaciers et fonte des glaces aux pôles est amorcé.
- La montée progressive des eaux est amorcée.
- Le dégel du pergélisol est amorcé.
- Les épisodes climatiques particuliers sur l'ensemble du globe sont observables, si certains refusent encore de parler d'intensités exceptionnelles des événements, les fréquences elles sont bien en hausse.
- Le terre à perdu 50% de ses forêts primaires naturelles, détruisant la biodiversité mondiale en même temps à hauteur de 40%.
- La dynamique actuelle, reste à la déforestation massive.
- L'intégralité du biotope est pollué. Sol, Eau, Air.
- Les polluants accumulés sont toxiques pour l'homme, et l'ensemble du vivant.
- L'espace habitable se réduit, la population continue de croître.
- l'accès au ressources est de plus en plus complexe et Écocide.
- Il n'y a pas de planète B.
- L'usage des ressources dépasse actuellement ce qu'une planète B pourrait nous offrir pour couvrir nos besoins quotidiens en plus de notre planète A.
Voilà pour les données brutes.
Maintenant comment interpréter cela ?
Chacun choisira de regarder ces données en son âme et conscience.
Chacun choisira d'agir ou non.
Encore une fois, toutes ces informations sont admises par la communauté scientifique.
Elle ne sont pas partisane, ni même issue de la mouvance politique "Écologiste" apparue en 1979 (avant cette date l'écologie était une science et un ensemble de lois naturelles liant le vivant à son biotope, à défaut d'être aujourd'hui devenue une sorte d'idéologie économique).
Mon opinion personnelle:
L'écologie doit redevenir une science, l'idée d'en faire une politique est absurde c'est comme vouloir transformer la physique ou les mathématiques en idéologie .
Les écologistes (la communauté scientifique) a publié une lettre en 2017 (libre à vous de trouver d'autres sources). Il serait judicieux et sage que chacun d'entre nous comprenne que son contenu dépasse les clivages politiques ou idéologiques qui nous font perdre le peu de temps qu'il nous reste pour réagir.
Vous ne pourrez pas compter sur les autres (dirigeants et systèmes) si vous n'êtes pas vous même capable de mener une réflexion personnelle.
Il y a trois façon d'appréhender les changements qui s'annoncent.
1- Poursuivre notre course individualiste dans une économie mondiale dérégulée.
En espérant l'émergence et la mise en place rapide d'un progrès technique permettant un contrôle global de l’Écosystème Terre. Ce progrès devra être mis en place avant 2030 afin d'être opérationnel avant de perdre définitivement le contrôle du dérèglement climatique. Actuellement aucune solution proposée n'est viable et applicable dans un délai aussi court, dans certains cas les solutions proposées peuvent se révéler pire que le mal qu'il est sensé combattre (Géo-ingénierie), les alternatives vertes posent autant de problèmes pour l'environnement que les énergies fossiles.
2- Un replis des états sur eux-mêmes, et la multiplication conjuguée des nationalismes et des fondamentalismes religieux rendant impossible une solution commune donc mondiale.
3- Un changement de modèle économique ou l'altruisme remplacera l'individualisme.
Revenir à une consommation énergétique raisonnée (on en est très loin), renoncer massivement avant 2030 à nos modes de vie actuels (intellectuellement trop difficile à accepter pour le plus grand nombre puisqu'il nécessite d'abandonner ses acquis).
Planter le plus d'arbres possible, produire de façon autonome son énergie (alimentation et chauffage) afin d'équilibrer sa production de CO2 et sa consommation de carbone pour revenir à 1X besoin en énergie par individus à moyen terme et s'organiser en petites communautés indépendantes auto-suffisantes, dont les modes de fonctionnement, impacteront faiblement sur les communautés voisines. Le tout en croisant les doigts pour que tout cela fonctionne malgré la situation écologique actuelle.
Notre monde est fou et gravement malade.
En cette période de grogne sociale et d'envie d'un profond changement qui s'exprime de façon protéiforme, je vous souhaite à tous, de fonder les nouvelles bases d'un mieux vivre ensemble.
En 2030 ans, il sera trop tard, pour rectifier les trajectoires du déclin annoncé.
Les décisions à l'étude au niveau international sont pour le moment totalement irréalisables.
Le "succès" de la COP21 à Paris, est aujourd'hui totalement remis en cause pour la COP24, aucune des mesures majeures annoncées alors, n'ont été suivies. accélérant l'échéance, réduisant le temps d'action qu'il nous reste. C'est à CETTE génération qu'incombera le destin du monde, la prochaine qui est déjà là ne pourra que subir les conséquences désastreuses de l'inaction.
À bon entendeur: vous avez lu, vous savez.
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